Allaitement : il y a encore du boulot !

Selon une étude réalisée par l’Institut de veille sanitaire (InVS), la durée de l’allaitement maternel est l’une des plus courtes d’Europe.

L’InVS vient de publier une étude réalisée entre 2012 et 203 sur 136 maternités, concernant la durée de l’allaitement au sein. Si 74% des mères choisissent d’allaiter leur enfant à la sortie de la maternité, seuls 21% étaient encore nourris de au lait maternel exclusivement à 6 mois (âge jusqu’auquel le programme national nutrition santé préconise un allaitement maternel exclusif).

Un taux qui nous place bien loin derrière les Pays bas qui affichaient un taux de 33% en 2003 ou de la Norvège qui culmine à 82% en 2007.

Dans une étude annexe sur la prévalence de l’allaitement maternel en France, l’InVS souligne notamment le fait que cette proportion varie en fonction du contexte social. Le taux d’allaitement est ainsi plus faible chez les nourrissons dont les parents sont nés en France,  de même que chez les CSP-.

La pratique de l’allaitement diminue également lorsque l’enfant a suivi des complications à la naissance ou quand la mère est une fumeuse. Dans ce cas là, c’est souvent la peur de mettre en danger l’enfant qui semble jouer alors que, paradoxalement, le tabagisme n’est pas une contre-indication à l’allaitement. A condition de prendre certaines précautions.

Mais pour cela, conseillent les auteurs de l’étude, il faut améliorer l’information des mères sur l’allaitement, et renforcer la formation des personnels concernés.