image tirée de la couverture du rapport Aides
image tirée de la couverture du rapport Aides

Un rapport publié il y a quelques jours par l’association Aides fait le bilan des discriminations souvent larvées auxquelles sont encore confrontées de nos jours les personnes séropositives.

 

 

 

Plus de 30 ans le SIDA est toujours facteur de discriminations. C’est en tout cas ce que permet de constater un rapport publié récemment par l’association Aides sur les discriminations cachées dont souffrent les personnes séropositives. Réalisé « à partir de situations individuelles dont nous avons été saisis », ce document dresse « un panorama, souvent glaçant, de dysfonctionnements qui perdurent, de lacunes administratives, de failles juridiques, d'abus de pouvoir, de discriminations institutionnalisées », écrit Aurélien Beaucamp, Président d’Aides

Nous ne vaincrons pas le SIDA en marginalisant les personnes touchées

Les exemples cités vont du simple refus de rendez-vous dans un cabinet dentaire (1 cabinet sur 3 serait concerné) au refus d’admission dans certaines écoles prestigieuses comme l’Ecole nationale de la magistrature, en passant par le refus de prêt.  Le rapport cite également l’interdiction d’intégrer certains corps d’armée, de police ou de pompiers ou le prix élevé des traitements.  « Nous ne vaincrons pas le sida en marginalisant les personnes touchées. Nous sommes séropositifs, nous ne sommes ni inaptes, ni dangereux pour la société », assure Laurent Pallot, secrétaire général de AIDES.

 Pour en savoir plus : www.aides.org