Bientôt un vaccin contre le paludisme ?

Des chercheurs américains annoncent avoir trouvé un vaccin capable d’empêcher le développement de la malaria. Une excellente nouvelle pour les 207 millions de personnes touchées chaque année.

C’est en se penchant sur le cas de certains enfants tanzaniens qui ne développaient pas la maladie, malgré les piqûres qu’une équipe de chercheurs américains ont découvert une protéine, la PfSEA-1 de son petit nom, qui bloquerait l’avancée des parasites.

Une approche nouvelle

Là où leur recherches diffèrent des autres travaux menés actuellement, c’est qu’elles ne s’intéressent pas au moyen d’éviter la propagation des parasites dans le sang, mais plutôt au moyen de les emprisonner dans les globules rouges du sang car « si le parasite est coincé dans les globules rouges, il ne peut aller nulle part et, donc, ne peut pas faire de dégâts », explique l'équipe.

Le paludisme touche chaque année plus de 200 millions de personnes dans le monde. Le parasite véhiculé par la femelle du moustique anophèle, est aussi à l’origine de 600 000 décès dans le monde par an, principalement en Asie du Sud-Est (Inde, Indonésie) et Afrique subsaharienne.

Depuis quelques années les investissements financiers ont permis de développer la recherche et la prévention, contribuant à diminuer le taux de mortalité de la maladie de 42% entre 2000 et 2012.

La recherche avance aussi sur le traitement

Tout récemment, une équipe de chercheurs européens a ainsi mis au point une nouvelle stratégie de prise en charge de la maladie, le Wake and Kill, qui s’attaque aux formes dormantes du paludisme.

Habituellement, le parasite du paludisme gagne le foie où il se multiplie et se propage dans le sang. Mais, dans certains cas, une partie peut rester en sommeil dans le sang et se réveiller un an ou plus. C’est aussi pour cela qu’on croit souvent que le paludisme est une maladie qui dure toute la vie.

Or, les traitements actuellement disponibles contre ces parasites appelés hypnozoïdes ont des effets indésirables parfois graves pour l’organisme. Le Wake and kill consiste donc à associer une molécule capable de réveiller le parasite à un des traitements antipaludineux disponibles sur le marché, qui se sont avérés efficaces.